Comment traiter la COVID et éviter de finir aux urgences

Une fois n’est pas coutume, je publie un article qui n’est pas de moi, mais entièrement du professeur Henri Joyeux. Il rassemble ici tout ce qu’il faut savoir si vous vous retrouvez avec des symptômes pouvant être associés à la COVID.

À retenir : il faut AGIR immédiatement, sans se soucier d’aller faire un test !

 

Comment traiter la COVID
et éviter de finir aux urgences

Henri Joyeux

Les taux de décès dus au Covid pour les personnes en réanimation (soins intensifs) ont heureusement beaucoup baissé, passant en 2020 de près de 60 % à la fin mars, à 42 % fin mai, et à 36 % en octobre [1]. C’est encore trop.
Ces progrès importants sont liés à l’oxygénothérapie mieux adaptée, et en plus des traitements antibiotiques, à l’intérêt des anticoagulants prescrits assez longuement et des corticoïdes selon les nécessités face à l’inflammation.
Dans tous ces cas des détresses respiratoires, pneumonies atypiques, deux questions se posent à nous médecins : 1- ces personnes ont-elles été prises en charge trop tard ? et surtout 2- ont-elles été traitées dès les premiers symptômes de la maladie, testés positifs ou pas au corona ou à ses variants ?


Des inquiétudes croissantes, de l’angoisse partout

Des ministres hospitalisés en France, décédés de la Covid à l’étranger. Le virus ne sélectionne pas, il est égalitaire, destiné à tous.
Nous apprend-on à l’accueillir ? Même si nous sommes en bonne santé, avec de bonnes défenses immunitaires, nous ne retenons que le stress qui lui même réduit nos défenses. L’angoisse est évidemment de finir en réanimation avec les risques non négligeables de ne pas en sortir vivant.
Nous les avons perçus deux fois, mon épouse et moi-même. C’est une généraliste amie qui nous a conseillés et tout est rentré dans l’ordre grâce à une prise en charge dès les premiers symptômes caractéristiques du premier Cov en septembre, puis du variant anglais en février, sans attendre d’être testé.
Depuis le début de cette crise sanitaire, que je scrute plusieurs heures par jour avec beaucoup de rigueur, je n’entends de la part des autorités de santé qu’un seul mot ”les vaccins”.
Epidémiologistes, statisticiens, diplômés de santé publique nous assomment de chiffres. Des statistiques quotidiennes dans tous les pays du monde nous sont offertes à tous les repas avec les chiffres des morts, puis des contaminés évidemment plus nombreux et récemment des personnes atteintes nettement avant 60 ans.
La terreur de 2020-2021 est bien présente. D’autant plus qu’il n’y aurait officiellement pas de traitement. Sur ce sujet des traitements, silence audiovisuel, vous allez comprendre pourquoi cette monumentale erreur.

Le ministre Véran se réveille. Un an après le début de la crise, le ministre de la Santé se réveille légèrement. Il a fallu qu’il attende en France 94 465 morts de la Covid et 2,77 millions dans le monde. Enfin, le 18 mars 2021, le Dr Véran parle des traitements antibiotiques et de l’oxygène à la maison.
Pourquoi tant de retard ? Il est neurologue, doit avoir des conseillers infectiologues et pneumologues, mais l’obsession vaccinale est plus forte que tous les conseils ! Une obsession qui ne se soigne pas. Elle atteint toutes celles et ceux qui sont sur les plateaux des télés officielles, journalistes ou médecins.

Quant au mot ”prévention” en dehors de Pfizer, Moderna, Astra Z… (pas question de l’utiliser), ce mot risque d’étouffer notre ministre.
Les politiques et médias officiels, nuit et jour nous proposent les vaccins (quand ils sont disponibles). Les vaccinodromes remplacent les vélodromes, les pharmacies, les vétérinaires et les dentistes vaccinent et les médecins ne sont pas contents.
Pendant ce temps Big pharma exulte, même Astra Zeneca puisque le premier ministre français s’est fait vacciner pour les télés. Attention, désormais ils ont des stocks. Il faudra les utiliser et vous risquez de ne pas avoir le choix : vous étiez inscrit pour Pfizer ou Moderna, et vous entendrez, « désolé nous n’avons qu’Astra Z ».
Un conseil fuyez ou prenez à titre préventif un anticoagulant pour éviter une thrombose si vous choisissez ce vaccin.
Le mot d’ordre est « vacciner » plus vite, jour et nuit. Notre commissaire européen Thierry Breton prophétise la fin de la terreur le 14 juillet. Bas les masques, nous pourrons enfin nous embrasser et danser ! On nous prépare un passeport vert français, européen, mondial qu’il faudra mettre à jour chaque année pour voyager… Nos politiques ne manquent pas d’imagination pour nous entraver comme les ânes.
D’ici le 14 juillet, nous avons juste assez de lits de réanimation. On a encore dû déprogrammer 80 % des interventions chirurgicales pourtant nécessaires et transférer quelques patients vers des services de l’ouest du pays. Alors qui que vous soyez, en bonne santé ou en comorbidité(s), lisez bien la suite…

Face à une épidémie qui galope : être responsable et efficace

Sachez-le et diffusez très largement autour de vous ce qui suit : prévenir et traiter efficacement pour éviter hospitalisation et réanimation en soins intensifs. C’est possible depuis le début de l’épidémie. Nous n’avons cessé de le répéter dès le premier webinaire sur ce sujet, il y a un an, le 21 mars 2020 reprenant une fameuse parole : « N’ayez pas peur ! » Evidemment impossible de  faire passer un tel message sur les médias officiels publics ou privés. Il sera toujours assimilé à du complotisme.

Qu’avons-nous appris en un an ?
Etonnant, des journalistes sont devenus spécialistes pour débusquer les fake news.
J’ai invité Adrien Sénécat, décodeur pour le quotidien Le Monde pour un webinaire afin qu’il nous explique sa profession. Il a peu modifié à ma demande le texte sur ma personne qui était fort ambigu et négatif, et même faux sur certains points. Il n’a pas répondu à mon invitation de participer à un webinaire sur sa spécialité de chasseur de fake news.
Informer exige de la rigueur ou alors, c’est de l’amateurisme ; malheureusement, amateurisme et incompétence sont souvent bien rémunérés.

Tout cela se comprend facilement quand vous apprenez par le journal les Echos (par Marina Alcaraz – publié le 5 juil. 2020 à 12:05) que la presse pour la crise a reçu d’importantes aides de l’Etat : 666 millions d’€. « Dans le secteur de l’audiovisuel et de la communication, l’enveloppe atteint 985 millions d’euros au total. » Comment voulez-vous recevoir des informations indépendantes de l’Etat et des lobbies pharmaceutiques ?
Dire tout cela ne convient pas au conseil national de l’ordre des médecins ou aux autorités de santé. La rigueur de notre métier de soignants exige pourtant d’aider à faire comprendre ce qui se passe et à faire savoir comment éviter le maximum de catastrophes. C’est ainsi que tout médecin doit vivre ses propres responsabilités, serment d’Hippocrate en mains et en action.


Prévenir pour accueillir éventuellement les coronavirus
et éviter les complications, cardio-respiratoires

Les officiels vous diront qu’il n’y a qu’une seule et unique solution : le vaccin.
Ils ajouteront « pas Spoutnik » car il est Russe, pourtant largement utilisé en Algérie avec des retours excellents de nos collègues, et « pas Chinois », pourtant largement utilisé au Maroc avec d’excellents retours de nos collègues.
Prenez vite rendez vous, inscrivez vous pour les 3 actuels : Pfizer, Moderna, Astra Zeneca (de grands stocks à écouler), aucun danger, alors que beaucoup de soignants refusent ce dernier, du fait de graves problèmes de coagulation.

Nous le répétons, les conseils de prévention sont simples.

Le Zinc 10 mg par jour (pas à jeun) pendant tout le temps de l’épidémie. Il freine la réplication dans les cellules où il risque de se loger. Il aurait dû être offert et systématiquement prescrit dans les Ehpad. En ajoutant Silicium et Sélénium si possible, plutôt que le Rivotril injectable destiné à aider à partir plus vite dans l’au-delà.
Vitamine D, à raison de 1500 UI par jour, tant que le soleil n’est pas vraiment de retour.
Vitamine C en croquant 4 à 6 fruits par jour, de saison et Bio, qui entretiennent en même temps le microbiote digestif, clé essentielle de nos défenses immunitaires, depuis la zone ORL, jusqu’à l’extrémité du tube digestif, et entretiennent aussi nos défenses microbiotiques respiratoires, cutanées et hépatiques.
Vitamine E, liposoluble des bonnes huiles d’olive en particulier, comme la D, qui travaille en symphonie avec la C pour l’immuno-stimulation.


Face à la Covid, traiter sans tarder pour éviter la réanimation. C’est aux nombreux médecins généralistes que je laisse la parole, parce qu’ils ont l’expérience, proches des patients, de leurs soucis, de leur peur, de leurs symptômes. L’une d’entre elle m’a parfaitement aidé pour conseiller et traiter mon épouse et moi-même à deux reprises, ainsi que de nombreuses personnes proches ou éloignées.

CONSEILS DE PRISE EN CHARGE EFFICACE
DES CAS DE COVID-19

Même à titre préventif, les exercices respiratoires sont d’une grande importance pour améliorer votre oxygénation : la respiration thoraco-abdominale dès le matin, une dizaine de fois.

1. Apprenez à suivre votre fréquence respiratoire en posant votre main sur votre thorax et comptez le nombre d’inspiration sur 1 minute. Elle est normalement pour l’adulte entre 12 et 20.

2. La ventilation (c’est-à-dire les échange gazeux CO2/O2) sera maximale en suivant le mode respiratoire suivant : après avoir bien nettoyé votre nez en vous mouchant, puis, si possible une humidification des fosses nasales avec du sérum physiologique (dosette ou spray par exemple) installez-vous confortablement sur une chaise…

a) Commencez par une expiration lente et profonde en émettant le son « chuuut » vous permettant de mieux suivre à l’oreille la durée de votre expiration… Durant ce temps, votre dos restera droit et vos épaules détendues. Contrôlez votre cycle respiratoire par vos mains, l’une reposant sur le thorax et l’autre sur l’abdomen…
Le thorax se ferme et s’affaisse par l’intermédiaire des côtes et progressivement vous rentrez votre ventre… (Soufflez Encore Videz Encore) … Ce conditionnement respiratoire pourra vous suivre toute la journée vous rappelant d’une manière simple le départ d’un bon cycle respiratoire (S.E.V.E.)

b) Vous inspirez en fin d’expiration, en relâchant le ventre que vous gonflez tandis que le thorax s’ouvre à son tour pour laisser l’air pénétrer à flot dans votre nez, votre trachée, vos bronches, vos alvéoles pulmonaires… Le fait d’avoir soufflé efficacement au préalable va permettre, lors de l’inspiration, aux coupoles du diaphragme de descendre au plus bas pour une expansion pulmonaire maximale.
Cette bonne ventilation va donc agir sur votre taux d’oxygène mais aussi comme agent relaxant (la difficulté à respirer, lié à l’atteinte produite par le covid peut déclencher chez certaines personnes un effet stressant)
Afin d’optimiser ce cycle respiratoire vous pouvez utiliser le principe de la « cohérence cardiaque » (6 cycles respiratoires/minute durant lesquelles vous inspirez sur 5 secondes et vous soufflez sur 5 secondes en respectant bien le mécanisme respiratoire que nous venons d’expliquer, et ce pendant 5 minutes…

 

NE PAS ATTENDRE POUR TRAITER

Retenez bien qu’on n’attend pas pour traiter, c’est à dire avant le 7e jour, au mieux dès les premiers symptômes, avec des antibiotiques adaptés aux symptômes. Evidemment un peu de paracétamol (attention il fait baisser la température) si vous avez des douleurs dorsales musculaires, lombaires, thoraciques ou cervicales qui gênent votre sommeil.

Si les symptômes dominants sont respiratoires : toux sèche fréquente et fatigante, fréquence respiratoire élevée facile à suivre (nombre d’inspirations sur une minute au-delà de 20), pression partielle ou saturation d’oxygène dans le sang (Sa O2 donnée par oxymètre portable) inférieure à 95 %. Cinq exercices respiratoires faits lentement peuvent vous faire gagner 3 à 4 points.
Plusieurs options thérapeutiques se présentent pour le traitement ambulatoire précoce.

Soit le protocole de notre collègue Didier Raoult
– Azithromycine 250 mg matin et soir (macrolide)
– Plaquenil (hydroxychloroquine), (immunomodulateur) 200 mg matin et soir, selon l’avis du cardiologue si vous avez plus de 65 ans.

Soit le protocole de nombreux médecins généralistes français qui soignent depuis un an avec succès également sans Plaquenil (car il leur a été longtemps interdit de le prescrire).

 

LEURS 7 PRÉCONISATIONS

1) Macrolides (au choix : Clarithromycine, Azithromycine, Roxithromycine, Spiramycine) très actifs contre la pneumonie atypique et qui ont des propriétés antivirales, anti-inflammatoires sur les cytokines, et antibactériennes sur les co-infections à germes intracellulaires, ou – Cyclines (surtout chez les patients ayant des problèmes de rythme cardiaque contre-indiquant les macrolides et le Plaquenil)

2) +/- Céphalosporines de 3e génération à rajouter en cas de surinfection probable à pneumocoques.

3) Si les symptômes dominants sont digestifs : douleurs abdominales diffuses, colite, diarrhée, nausées plus ou moins vomissements… l’antibiotique sera différent, une fluoroquinolone (Levofloxacine, Ciprofloxacine) que les médecins connaissent bien. Dans tous les cas, associer à l’antibiotique de l’ultra-levure ou des probiotiques.

4) Des anticoagulants à doses préventives, pour les plus de 40 ans, pendant 10 à 21 jours, suivis de quelques semaines (8 environ) d’aspirine à petites doses pour éviter les thromboses, les problèmes cardiaques ou les AVC qui peuvent survenir à retardement.

5) De la cortisone sur 5 à 10 jours à doses décroissantes à partir de la 2e semaine, seulement en cas de forte inflammation, et qui est très efficace pour calmer l’essoufflement.

6) Une oxygénothérapie à domicile si la saturation passe en dessous de 95 %. Attention, en dessous de 90 % il faut hospitaliser.

7) Un suivi infirmier quotidien à domicile très rassurant pour administrer les traitements, faire les prises de sang, surveiller les constantes : pression artérielle, pouls, température, saturation en oxygène.


Dans tous les cas une PRISE DE SANG
est nécessaire pour vérifier :

* la formule sanguine dont le taux des globules blancs peut être trompeusement bas et rassurant, en raison d’une chute des lymphocytes, signant une baisse de l’immunité, ou une surinfection bactérienne s’ils sont trop élevés.

* le dosage de la CRP, protéine de l’inflammation qui pourra indiquer une prescription précise de cortisone ou un complément d’anti-infectieux.
Une surveillance de la fonction rénale et hépatique, des enzymes cardiaques éventuellement.

* le dosage des molécules de la coagulation, les D-Dimères : s’ils sont trop élevés, ils imposent sous 24 heures un traitement anti-coagulant assez prolongé pour éviter embolie pulmonaire, infarctus, ou accident vasculaire cérébral.
Enfin un scanner pulmonaire vous sera prescrit pour mesurer les degrés d’atteinte du virus et rechercher des signes de fibrose éventuels. Vous serez orienté par la suite vers un pneumologue s’il y a quelques séquelles pour envisager une rééducation ou un traitement de fond.

Votre médecin peut choisir l’Ivermectine en traitement préventif pour vos proches (une dose unique à renouveler 3 jours plus tard) ou en début de maladie pour éviter l’aggravation, mais cela n’est pas encore officiellement validé en France. (Cela ne sera donc pas remboursé)

Plus important est le message d’une collègue roumaine, pneumologue.
Le Dr Flavia Groșan, livre clairement son expérience. Elle rejoint nombre de généralistes dans notre pays qui soignent au lieu de pérorer sur les plateaux de télévision.
Elle affirme pour son pays : « C’est le protocole Covid appliqué dans les hôpitaux qui tue les malades ! »

Ce médecin a guéri 100 % de ses 1000 malades atteints du Covid à tous les stades et traité ses patients ayant des signes respiratoires comme on traite une pneumonie atypique.
La pneumologue fait remarquer que les surdoses d’oxygène administrées en milieu hospitalier provoquent des œdèmes cérébraux, qui constituent l’une des causes de mortalité des patients. Elle se déclare perplexe en voyant les sommités médicales se succéder à la télévision – comme chez nous – pour effrayer la population.
Pour elle, il est clair qu’elle a affaire à une pneumonie atypique et que c’est ce diagnostic qui doit déterminer la mise au point du traitement.
Bien à vous tous.

Et n’ayez pas peur, faites vous traiter au moindre signe, car mieux vaut traiter pour autre chose que la COVID, que trop tard quand il faut aller aux soins intensifs.

Pr Henri Joyeux
[1] Airway management in patients with COVID-19: Beyond the first endotracheal intubation, 24/03/21 Doi : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352556820302836?via%3Dihub (Une étude sur 43 000 patients)

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